Questions 1, 2 & 3 :
D’après l’électrocardiogramme (ECG) réalisé, la patiente présente une tachycardie irrégulière à ~ 135 bpm à complexes QRS fins sans onde P identifiable.
Question 4
Devant une tachycardie irrégulière avec des complexes QRS fins, il faut suspecter en première intention une fibrillation atriale.
Question 5
Le risque thrombo-embolique chez la patiente est à 5
Le calcul du score CHA2DS2-VASc est fortement recommandé pour évaluer le risque thromboembolique en cas de FA non valvulaire, et guider la thromboprophylaxie. Ce score clinique est simple et réalisable par tout médecin. Il varie de 0 à 9 points et prédit le risque d’AVC.
Le risque hémorragique chez la patiente est à 2.
Le risque hémorragique associé à la fibrillation auriculaire peut être évalué à l’aide du score HAS-BLED, qui varie de 0 à 9 points. Contrairement au score CHA2DS2-VASc, moins utilisé, l’intérêt principal du score HAS-BLED réside dans sa capacité à identifier un risque élevé de saignement sous traitement antithrombotique lorsque le score est égal ou supérieur à 3 points.
Question 6
En cas de score CHA2DS2‐VASc égal à 1, un traitement anticoagulant doit être envisagé, en tenant compte de l’évaluation du risque de complication hémorragique du patient.
Le contrôle de la fréquence cardiaque dans le cas de la fibrillation auriculaire est indispensable en présence d’une mauvaise tolérance et nécessaire lorsque la fréquence cardiaque est élevée, qu’elle soit symptomatique ou non. L’objectif thérapeutique est d’atteindre une fréquence cible comprise entre 80 à 100 battements par minute. Les médicaments de choix en première intention pour ralentir une fibrillation auriculaire aiguë sont les bêtabloquants et les inhibiteurs calciques, en l’absence d’insuffisance cardiaque concomitante ou de dysfonction systolique (fraction d’éjection ventriculaire gauche altérée ≤ 50 %).
Question 7
Le traitement anticoagulant recommandé en cas de fibrillation auriculaire est le Rivaroxaban 1 comprimé de 20 mg une fois par jour, OU l’Apixaban 1 comprimé de 5 mg deux fois par jour.
Question 8
Les anticoagulants oraux directs (AOD) présentent une efficacité thérapeutique au moins équivalente à celle des antagonistes de la vitamine K (AVK), avec une incidence d’hémorragies cérébrales plus faible. Ils agissent rapidement, produisant leur effet en quelques heures, et peuvent être prescrits sans nécessiter une administration préalable d’héparine. Leur demi-vie est d’environ 12 heures. Bien que leur coût direct soit plus élevé que celui des AVK, l’absence de nécessité de surveillance biologique réduit leur coût indirect et améliore l’observance thérapeutique.
